Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

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Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Yukimura Sôma le Sam 20 Déc 2008, 3:03 am

Yukimura ne se rendit compte qu’il avait oublié sa veste sur les genoux d’Akio qu’en sortant du parc, et il n’avait aucune espèce d’envie de retourner voir le macaque pour lui demander de la rendre, non mais sans blague. Il préféra donc continuer son périple dans le froid en pull (alors qu’il était déjà franchement assez malade pour éviter de sortir tout court, même avec un manteau d’esquimau), et quand il ne sentit plus le bout de ses doigts qui gelaient joyeusement et qu’une maudite pluie fine et glaciale se mit à tomber, il se décida à entrer dans le café que tout le monde trouvait sympa mais dont il ne se rappelait jamais le nom, frissonnant, les mèches de cheveux dégoulinantes de flotte, et alla directement s’asseoir dans un petit coin pourvu d’un radiateur.
Et même si l’engin n’était que tiède, quand le maudit se colla contre lui (dos contre lui, pour être vraiment précis), il en ronronna presque de satisfaction, et ferma à demi les yeux pour profiter au maximum de la chaleur qui irradiait à travers son pull (trop mince, vilain pull traître). Il se reprit de sa béatification passagère quand un serveur vint lui demander ce qu’il voulait, et il commanda un café double, balayant la salle du regard sans y trouver rien de bien intéressant à observer. (Il était pas ethnologue, lui, et ce genre d’observation le lourdait très vite.) Et comme d’habitude, dès qu’il s’ennuyait, il dégainait un de ses manuels incompréhensibles et se plongeait dedans avec une dose de concentration incroyable en couvrant la nappe en papier de petites paraphes de son écriture serrée au possible. (Ce qui faisait qu’en général, il demandait à embarquer ladite nappe en partant.)
Il se pencha donc jusqu’à atteindre son sac abandonné au pied de sa chaise, attrapa son pauvre livre couvert de boue avec un petit plissement de nez réprobateur, et entreprit de le nettoyer avec un mouchoir sorti directement du sac him-self. Le preux manuel fut bientôt débarrassé de toute trace de terre encore humide, et le maudit du cheval entreprit de gratter du bout de l’ongle celle qui avait eu l’audace de sécher sur la couverture glacée. Manifestement, ça requérait une dose assez conséquente de concentration vu sa mine très absorbée par son travail, et le petit bout de langue qui dépassait du coin de ses lèvres. Une fois sa tâche de ménagère avisée achevée, il se redressa, content de lui, et ouvrit le livre là où son marque-page lui indiquait, son bic noir revenu en main.
Et à partir de là, Yukimura s’enferma dans sa bulle bien connue de concentration et de travail, griffonnant deux trois trucs sur sa nappe tout en gardant un œil sur le livre (histoire d’être sûr de bien comprendre ce qu’il était en train d’assimiler). Et quand même, qu’est-ce qu’il travaillait mieux quand il n’y avait pas un grand abruti pour le lorgner en coin en marquant des choses débiles dans un carnet rouge non moins crétin !
Il prêta à peine attention au serveur qui déposa sa tasse de café devant lui, le remercia très vaguement avant d’attraper l’anse pour boire une gorgée du liquide, fronçant des sourcils devant la présence d’un chiffre qui, selon lui, n’aurait pas dû être là. Ce qui occasionna une avalanche de griffonnements sur la nappe (au cours desquels il réussit à garder le café dans la tasse, ce qui prouvait une très grande pratique de l’exercice), à l’issue de laquelle il en conclut que la présence du chiffre était autorisée et parfaitement normale.
Et il reprit le cours de ses exercices … Ou plutôt tenta. Depuis ses mèches de cheveux mouillées, une goutte d’eau s’était traîtreusement écrasée sur une ligne de calcul, brouillant un symbole, ce qui rendait incompréhensible toutes celles qui venaient après. Il la considéra avec l’air d’un bébé phoque devant une tronçonneuse.

« Oh merde. »

Des fois, il se laissait aller à la vulgarité.
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Akio Sôma le Sam 20 Déc 2008, 4:05 am

De la flotte congelée. Gé-nial. A première vue, Akio s’était dit que c’était de la neige qui lui tombait dessus, et il avait profondément horreur des petites étoiles blanches qui s’infiltraient dans les fringues et s’amusaient à se coller à n’importe quelle partie accessible de sa pauvre anatomie. D’ailleurs c’est dans ces moments là qu’il se félicitait d’être pas très grand, parce que ça réduisait la surface d’accroche des flocons de neige et que par conséquent un nain avait moins froid qu’une perche. D’accord, l’ethnologie c’est pas forcément la matière qui forge le mieux l’esprit scientifique et parfois la grande intelligence d’Akio avait des ratés. Comme à cet instant. Finalement, il s’était révélé que ce n’était que de la flotte, congelée et verglaçante, soit, mais sous forme liquide quand même. Rien que psychologiquement, l’idée d’échapper à la neige c’était comme un rayon de soleil dans la journée pitoyable du maudit du singe. On se satisfait de ce que l’on peut hein.

Par contre le seul inconvénient, c’est que prendre des notes quand l’eau fait baver tout ce que vous êtes en train de faire c’est d’un pénible ( comme l’apprendra à ses dépends Yukimura un peu plus tard dans le café ), surtout quand votre seul crayon est en vacances. Et bosser sans prendre de notes c’est pas mal chiant aussi, parce qu’il faut tout retenir, se répéter les choses pour ne pas en oublier une en cours de route, et quant aux dessins c’est carrément impossible à faire. Enfer et damnation. Pourtant Akio, vaillant ouistiti à la poursuite d’un poney, poursuivit son périple sur les traces de son cousin, veste posée sur l’avant-bras, sourcils froncés, regard plissé devant la quantité d’éléments à retenir. Comme par exemple que Yukimura avait préféré continuer sa route plutôt que de retourner chercher sa veste, ce qui aurait été le comportement le plus logique surtout pour un futur médecin. Enfin ça, c’était pas vraiment une information cruciale pour l’avenir de l’ethnologie mais ça l’était pour le petit cœur d’Akio et pour sa conscience cachée ( mais alors bien cachée pour le coup ).

Lorsque son cousin pénétra dans le café, sûrement dans l’idée de s’abriter, Akio dut se contenter de rester sur le pas de la porte, crocs mordillant nerveusement sa lèvre inférieure, se demandant s’il pouvait décemment entrer sans lui faire comprendre qu’il le pistait depuis maintenant un moment. En même temps, il fallait bien qu’il lui rende sa veste, il n’allait pas attendre que l’autre le ramène chez lui, et puis il avait besoin de toute urgence de griffonner dans son cahier de note, d’ailleurs il faudrait qu’il pense à organiser une fouille dans la maison de Yuki. Mais ça c’est une autre histoire. Ce fut un vilain coup de vent qui le décida à entrer, attiré lui aussi par la chaleur comme un insecte par la flamme des réchauds scouts, et il se dirigea directement vers le comptoir, tentant désespérément de repousser ses cheveux hors de ses yeux papillonnants.

Son café enfin en main, l’addition payée et la serveuse gratifiée d’un regard dégoûté, Akio se dirigea vers le fond de la salle, bien décidé à repousser encore un peu le moment de la re-rencontre et par conséquent à s’installer à une table libre. Sauf que table libre, il n’y avait pas et que le fauteuil face à Yukimura lui faisait de sérieux coups d’œil. Aussi, soupirant comme un écorché, il s’approcha de la table et posa ses fesses en face de son cousin avant de poser à côté de lui sa veste.

« Tu l’avais oublié. »

Petite gorgée de café et Akio sortit une fois de plus son carnet rouge boueux ( oui il mange avec le carnet, dort avec le carnet, se lave avec le carnet, sait-on jamais que quelqu’un aille lui piquer ses révélations ). Parcourant la salle de son regard sombre, à la recherche d’une victime autre que Yuki ( oui il avait pigé là quand même ), il se mit à chantonner dans sa tête, essayant de couvrir mentalement les grognements du canasson. Et à agiter ses doigts sous la table, accessoirement.

« Les gamins sont devenus fous depuis que tu es parti… Mince, j’ai plus de crayon ! … Euh, Yukimura ? »

Tu es le soleil de mes nuits, la viande dans mon assiette ! Aime-moi ou je me jette par la fenêtre !
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Yukimura Sôma le Sam 20 Déc 2008, 5:01 am

Sitôt la catastrophe de la tache d’eau sur sa belle équation repérée, il releva les yeux pour découvrir devant lui catastrophe numéro deux alias son cousin. Il cilla, pinça les lèvres, mais ne fit absolument aucun commentaire, se contenta de jeter un regard torve à l’immonde molécule d’eau qui osait dénaturer ses calculs très savants, et s’appuya sur le dossier avec un soupir, frottant son œil droit du poignet.

« Merci. »

Voilà, pour rendre un Yukimura plus ou moins aimable (attention c’est du poney dont il s’agit hein), il suffit de lui gâcher un de ses calculs, et il redevient tout de suite un peu plus gentil, même face à son enfer personnel de la journée ; Akio en l’occurrence. Cela dit, le macaque n’avait plus l’air décidé à lui pourrir la vie, mais à observer les autres gens présents dans le café, ce qui lui allait plus que bien, cela allait sans dire. Il reporta son attention sur son équation illisible, tentant de faire un effort de mémoire pour se souvenir quel était donc ce putain de symbole mystérieux se cachant sous la tache d’eau (oui des fois ça ressemble un peu à de l’archéologie les études de Yukimura … Mais non c’en est pas, dommage) jusqu’à ce que son cousin le sorte de ses pensées brumeuses de théorèmes, de calculs et de molécules.

« Hein ? Quels gamins ? … Qu’est-ce que tu veux ? »

Un poney à peine sorti de ses maths, ça faisait un poil peur tellement ça touchait plus la réalité du bout des sabots. Il fronça des sourcils, marmonna « crayon » et fouilla d’une main dans son sac en se penchant sur le côté de manière très souple, il fallait l’avouer, avant d’en ressortir un crayon à papier rayé tel Maya l’abeille qu’il tendit à Akio.

« Voilà. »

Et il revint à ses fouilles archéologiques pour découvrir son Atlantide perdue personnelle : le symbole paumé sous la malheureuse goutte de flotte. Il aurait pu se référer à la ligne de calcul précédente pour le retrouver c’est vrai, sauf qu’il avait déduit sa présence avec un raisonnement tordu étayé de théorèmes pas piqués des chenilles, et il avait du mal à recoller les morceaux. Foutue goutte d’eau. Vie de merde. Il poussa un long soupir devant sa feuille, baissa un peu une épaule jusqu’à pouvoir poser sa main contre sa nuque, sous l’écharpe, et étira lentement le cou sans quitter du regard sa feuille de calcul.
Et comme le chimpanzé (maudit soit-il, ah non c’est vrai il l’était déjà) ne semblait toujours pas enclin à lui casser les pieds jusqu’à la fin des temps, il profitait de ce silence pour chasser le symbole en toute impunité (et sans rien trouver surtout). Sans y faire attention, il appuya sa jambe droite contre une de celles d’Akio, mordillant du bout des dents son bic noir. Il tint la position quelques minutes, avant de relever un regard paresseux sur les alentours, regard qui gagna très vite en sentiment d’urgence et en acuité lorsqu’il remarqua une jeune femme prête à tomber sur son cousin.

« AAAH mademoiselle faites attention ! »

Son cri d’horreur alerta un type non loin de ladite demoiselle, qu’il rattrapa prestement de la main droite, ce qui évita à Akio un contact non-désiré et une transformation en prime. Yukimura fit un sourire assez faible au sauveur et à la maladroite, son petit cœur battant à toute blinde dans sa poitrine.

« J’ai eu peur, sacré … »

La fin c’était bordel. Il commence à devenir vulgaire !
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Akio Sôma le Sam 20 Déc 2008, 6:15 pm

Ca pour un crayon à papier fashion, c’en était un. Les petites rayures noires et jaunes, c’était on ne peut plus esthétique, il ne manquait que le grelot au bout et on touchait le fond du ridicule. Dieu qu’il lui manquait son HB classique, vert moche avec le bout noir, rongé au niveau de la pointe à force qu’il le suçote, du vrai crayon à papier quoi ! Enfin, il faut être raisonnable dans la vie, et il fallait faire avec ce que l’on a, aussi Akio remercia du regard son cousin, attrapa l’abeille sans grimacer et commença à le suçoter. Ca il pouvait pas s’empêcher de le faire, c’était un tic nerveux et ça lui donnait l’impression que son stylo fonctionnait mieux. Puis il aimait bien le goût que ça avait, c’était froid contre le bout de la langue, c’était sympa comme tout. Un peu comme les allumettes hallucinogènes quoi.

Il était donc en train de bosser tranquillement, gribouillant des commentaires hautement théoriques sur la population de ce bar, tentant de repérer les maudits des autres clients afin de cibler son étude, une main serrée contre son flanc, l’autre enroulée autour de l’abeille, le regard vif et les lèvres pincées dans sa concentration. Franchement, il avait pas l’air particulièrement agréable là, avec sa manière de détailler les gens comme s’ils les foutait à poil et les jugeait imbuvables, mais dieu merci ses mèches avaient la vilaine tendance de tomber sur ses yeux et ça atténuait un peu le côté « pétasse brune ». Une unique fois il releva le regard et le braqua sur son cousin, quand il sentit la jambe de ce dernier se coller contre la sienne, mais il ne fit pas la moindre remarque, trop étonné par la geste et le trouvant pas si désagréable que ça en fait. Il se replongea alors dans son étude, un peu troublé par le contact de Yukimura il faut le dire, c’est pas tous les jours que les poneys agressifs vous pardonnent aussi facilement, suffisamment déconcentré pour ne pas voir la donzelle qui venait d’un air décidé pour s’emplafonner contre lui.

Sur le coup, il eut un paquet de chance que son cousin eut été attentif, parce que la probabilité que le contact avec la fille ait lieu était tout simplement de cent pour cent. Ca, même pas besoin de faire polytech pour comprendre que ça voulait dire une transformation en macaque miniature en plein bar, avec hurlements et coups de balais dans la gueule garantis. Avec un peu de chance, Yuki l’aurait aidé, mais à tous les coups il se serait pris aussi une baffe et un canasson c’est vachement plus volumineux qu’un ouistiti en intérieur. Aussi, lorsque l’homme, qui occupait la table voisine de la leur, rattrapa la fille par le poignet avec une vivacité à saluer, Akio sentit un élan d’amour et de gratitude envers Yuki et l’inconnu le dévaster, balayant ses barrières sociopathes avec la force d’un ouragan. Ses paupières battant nerveusement à l’idée de ce qui avait failli arriver, il remercia son sauveur, le gratifiant d’un bredouillement pas très sexy, avant de se tourner avec son cousin.

« Nom d’un singe, j’ai failli y passer ! Un peu plus et… Wah, c’est pas humain de vivre aussi dangereusement, pour une fois que j’avais rien fait en plus. Merci en tout cas Yuki, j’te dois une fière chandelle. »

Son regard encore un peu paniqué fit un dernier aller-retour entre la gonzesse (qui semblait toute émoustillée par son sauveur et lui faisait de grands battements de cils) et son cousin, et finit par se poser sur leur table. Ses paupières se fermèrent pour se crisper et un long soupir s’échappa de ses lèvres, signe d’un profond désespoir.

« Là c’est vraiment la cerise sur le gâteau. »

Dans toute cette agitation, les deux cafés avaient voltigé, se renversant consciencieusement sur son carnet et ses notes, ainsi que sur les foutues équations de Yukimura. En quelques secondes, ils venaient de bousiller allègrement trois bonnes heures de boulot et au moins deux points de vue lorsqu’il faudrait essayer de déchiffrer tout ça. Les épaules d’Akio s’affaissèrent, sa main vint claquer contre sa cuisse pour s’y poser et il posa sa tête sur son autre bras. Vaincu. Il ne lui restait plus qu’à aller se pendre avec sa queue de macaque, après avoir envoyé le dessin du pigeon crevé à sa mère et une lettre d’excuse à sa grand-mère pour son dentier cassé. Là, c’était trop pour sa pauvre petite âme.
Sauf que c’était pas sur sa cuisse que sa main s’était posée, mais sur celle de Yukimura.
Il le savait mais il en avait plus rien à foutre, elle était tout aussi bien ici qu’ailleurs et puis merde à la fin.
Oui, lui la vulgarité c'était sa tasse de... café.
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Yukimura Sôma le Sam 20 Déc 2008, 9:01 pm

Le maudit du cheval considéra la jeune femme danger public et son sauveur qui riaient ensemble en se draguant mutuellement éhontément quelques instants puis en revint à son cousin, ne marquant sa désapprobation à propos du surnom (il aimait pas qu’on l’appelle Yuki) qu’en rabaissant un peu ses cils sur ses yeux.

« Oui heureusement qu’elle n’est pas tombée, ça n’aurait pas été drôle du tout. »

Akio eut l’idée de regarder leurs travaux avant lui, et il le regarda se lamenter et se plaindre, un peu déconcerté, avant de baisser les yeux sur ses notes. Et là ce fut le drame, le poney pâlit comme un mort en découvrant toute sa fiche de calcul peinte soigneusement au café, café qui dégoulinait lentement sur la table, en droite direction vers … son jeans. C’est en pinçant les lèvres qu’il attrapa une serviette en papier entre deux doigts, avant de la laisser tomber avec résignation sur la tache de café liquide, la regardant l’éponger avec une mine sombre et en deuil. En deuil de ses superbes calculs effectivement. Alors qu’il était plongé dans tout un tas de réflexions noires, sombres et touchant au suicide, il sursauta légèrement en sentant la main du macaque s’abattre sur sa pauvre cuisse droite (qui n’avait rien demandé soit dit en passant).
Il releva un regard mal à l’aise sur Akio, constata que ce dernier n’était pas en position de remarquer que la situation le gênait, et détourna les yeux pour voir si quelqu’un était en mesure d’apercevoir que son cousin avait la main sur sa cuisse. Manifestement non, personne n’y faisait attention, et c’était largement tant mieux, le petit cœur de Yukimura n’aurait jamais résisté à une telle épreuve. Pendant quelques minutes, il n’osa pas bouger (une main ça glissait facilement, et il ne voulait pas penser une seule seconde à ce qu’il pouvait arriver s’il bougeait trop … Non non je vous rassure la mimine n’est pas posée très haut sur sa cuisse, mais Yukimura est quelqu’un de très prude, voire chiant), puis il se racla la gorge en gigotant un peu sur sa chaise, un peu comme si une fourmi rouge avait élu domicile sous ses fesses.

« Hum. Akio ? Je sais que c’est très triste, pour nos cours tout ça mais … »

Un regard à l’assemblée, des fois que quelqu’un l’espionne pour ensuite les stigmatiser à vie genre « aaaah ils se tripotent en plein bar ». Alors que franchement, y’avait pas de quoi monter au créneau, Akio s’était tout simplement trompé de jambe, et il squattait celle de son cousin.
Yukimura se rassura en se disant qu’en plus ils étaient cousins, et qu’entre cousins ça se faisait sûrement sans qu’il n’y ait à y redire, puisqu’ils étaient cousins, par le fait. Puis il réfléchit un peu plus, se faisant la réflexion qu’ils étaient peut-être de la même famille, mais que ses parents à lui n’étaient pas de la fratrie de ceux du macaque, donc qu’ils étaient cousins éloignés … Genre vraiment éloignés à ce qu’il se souvenait de l’arbre généalogique Sôma (foutrement compliqué cet arbre généalogique d’ailleurs). Oh seigneur. Il se rengorgea à nouveau, et décala sa jambe sans parvenir à virer la main importune. (C’est qu’il ne voulait pas passer non plus pour une vierge effarouchée même si c’était un peu l’idée.)

« Akio, s’il te plaît … Ta main. »

Et il regardait toujours ailleurs, l’air de quelqu’un qui a légèrement trop chaud, ou qui est un poil gêné. Pauvre poney, c’est dur d’être lui.
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Akio Sôma le Dim 21 Déc 2008, 2:06 am

Même la fin du monde aurait paru plus supportable à Akio que la perte de ses cours et travaux d’étude. Ca c’était sûrement la seule chose qui pouvait l’abattre d’un coup d’un seul, sans prévenir, l’idée même de ne plus se souvenir des détails et de ne jamais se retrouver dans la situation qui l’avait amené à tirer ces conclusions lui portant le cœur au bord des lèvres, l’estomac au bout de la langue, le tout mélangé en un infâme brouillon anatomique. Son regard sombre errait sur les copies étalées, s’arrêtant sur les bulles de café qui réagissaient vicieusement avec l’encre du papier, n’haussant les sourcils que quand Yukimura eut la gentillesse d’éponger à la fois ses cours et ceux du macaque. Un profond soupir couvrit le rire suraigu de la damoiselle catastrophe, et la poitrine d’Akio se souleva dans un profond désespoir. Bon autant dire qu’à cet instant, toutes ses pensées étaient tournées vers le deuil de la culture et il avait complètement oublié que sa main avait élu refuge sur la cuisse de son cousin. Après tout une cuisse c’est une cuisse, et honnêtement le macaque il en avait touché plus d’une dans sa courte vie alors hein pas de quoi l’effaroucher.
Il fit cependant l’effort de relever les yeux, les mèches de cheveux toujours tombées sur son visage, lorsque Yukimura prononça son prénom, et une légère vague de surprise le percuta quand il le vit prendre une couleur rosée, un air faussement dégagé et une attitude franchement pas naturelle.

« Ma main ? Oh, pardon. »

Akio jeta un regard absent à sa main qui ronronnait presque de plaisir à être sur une surface chaude et étrangère, ferme et stable, et la retira d’un geste lent avant d’aller la replacer sur son propre genou cette fois. Oui, et après ? Et après rien, son cerveau définitivement éteint, vaincu par l’association de malfaiteurs qu’étaient le hasard et la malchance, il se contenta de regarder bêtement son cousin, ne pigeant toujours pas pourquoi il faisait cette tête là. Une, trois, cinq minutes passèrent, à la vitesse d’un canasson au galop, avant que ça fasse tilt là haut et que la panne d’électricité s’achève dans son cervelet. Son corps tout dégingandé se redressa, son port de tête se refit vaillant et il écarquilla les yeux de stupéfaction avant de s’exclamer haut et fort.

« T’es pas en train de me faire une attaque pour une main mal placée quand même ? Tu vas pas me dire que t’es mal parce que j’ai foutu ma main sur ta cuisse hein, dis moi que j’me trompe ! »

Il resta encore quelques secondes à ouvrir grand la bouche et à la refermer sans plus lâcher le moindre son, tout choqué qu’il était par la sainteté de son cousin, puis finit par frapper ses deux cuisses du plat de ses mains, prit par un soudain pressentiment. Ses doigts tripotèrent cette fois allègrement son anatomie, remontèrent vers les poches de son manteau avant de finir leur trajet sur les yeux d’Akio. Là, il allait vraiment finir par se suicider si ça continuait comme ça.

« J’ai pas mes clés. »

Coincé dehors par un temps parfaitement démoniaque, entre un cousin prude et un bar bruyant, le tout en compagnie de son carnet imbibé de boue et de café, pour une durée indéterminée, le tout sans issue possible, c’était un coup à se flinguer. Pourquoi le monde était si cruel parfois ? Il avait rien demandé lui, juste une après-midi tranquille, passée sur un bout d’iceberg à dessiner le prince des glaces, en échangeant trois remarques du genre « t’as pas un briquet ? », et pas tout ce bordel ! Ses incisives s’enfoncèrent dans ses lèvres fines et sa langue vint frotter contre son palais avant qu’il ne se relève brusquement, foutant cette fois ci les tasses vides de café par terre. Il lui fallu trente-quatre secondes atteindre le comptoir puis revenir à la table, le tout en se contorsionnant pour ne pas toucher quelqu’un par mégarde, tout en ne renversant rien et il posa un verre ocre devant son cousin. Il attrapa les feuilles de cours tâchées, en fit une vague pile et les posa sur un fauteuil voisin, avant de venir attraper son propre verre et de le tendre en direction du canasson.

« Tu sais quoi Yukimura ? C’est une journée de merde, voilà. Alors maintenant, t’avales ça et on se bourre la gueule. »

Premier verre, cul sec.
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Yukimura Sôma le Dim 21 Déc 2008, 2:55 am

Yukimura eut un mouvement de mastication dans le vide qui prouvait son agacement face au macaque et marmonna un « jefaisuneattaquepourcequejeveux » sans se départir de sa gêne et en étant à la fois très convaincu. S’il avait envie d’être embarrassé par un contact sur sa cuisse, il avait parfaitement le droit ! Il fixa son regard sur sa nappe prise de notes irrémédiablement foutue, et se résigna lentement à l’idée de devoir refaire tous ses calculs, une moue dégoûtée aux lèvres. Il jeta un coup d’œil peu concerné à Akio lorsque ce dernier annonça d’une voix d’outre-tombe qu’il avait pas ses clés, en se demandant au juste en quoi l’information le concernait. Lui, il avait les siennes … Enfin peut-être, et s’il les avait oublié, il pourrait toujours demander à Namie de lui ouvrir, c’était pas un problème. Yukimura, avoir déjà entendu parler de générosité ? … Pas souvent.
Il se recula un peu quand le macaque bondit sur ses pieds avec une expression déterminée, un peu méfiant quant aux buts et finalités du cousin, et se détendit quand il le vit partir en direction du bar. Il profita de son absence pour ranger son foutu manuel qui ne lui servait plus à rien (il avait pas la foi de recommencer immédiatement, et de toute manière il avait pas de papier pour ça) et l’observa revenir en se disant bêtement qu’ils avaient une drôle de manière de présenter le jus de pomme dans ce bar. Quand il vit Akio avaler le contenu de son verre cul sec, et l’expression qui suivit, il se rendit vite compte qu’il ne s’agissait absolument pas de jus de pomme, et gratifia son propre verre d’un regard torve. Hé oui, devinez quoi, les étudiants en médecine éclusent comme des malades sauf … Yukimura, bien sûr !
Mais comme il ne voulait pas paraître à la traîne (question de fierté masculine) et qu’il avait lui aussi besoin d’un petit coup de pouce après le décès de ses beaux calculs (oui il l’a mauvaise), il attrapa ledit verre, et le but comme son cousin. Ah non désolé de vous décevoir, mais pas de quinte de toux mémorable, même pas une dûe à la trachéite, il se contente de prendre une drôle d’expression. C’est là qu’Akio décida qu’un seul verre, ça suffisait pas, et les consommations commencèrent à défiler, sans que le maudit du cheval ait la présence d’esprit de dire que ça suffisait peut-être. C’est comme ça qu’après trois verres du cocktail (Yukimura était pas très résistant à l’alcool, manque d’habitude et effet placebo conjugués), le cheval se leva de son siège pas très assuré sur ses jambes, déclarant d’un ton plutôt pâteux :

« Nan là on va rentrer parce que sinon … Ca va mal finir, c’t’histoire. »

Aux signes qui permettaient d’affirmer que l’alcool faisait son effet sur le petit cerveau de Yukimura, on pouvait répertorier les mots à moitié bouffés (ce qui n’était absolument pas dans ses habitudes), et les pommettes joliment rouge soutenu. Il prit le temps de tousser bruyamment (trachéite oblige) avant d’enfiler sa veste avec moults difficultés, de tenter de ramasser son sac sans s’étaler au sol (aucune résistance je vous dis), et de faire quelques pas pas très assurés vers la sortie de l’établissement.

« Tu viens oui, saleté de macaque ? »

Et pour l’attendre, il décida de s’appuyer contre une demoiselle, manifestement très affectueux une fois un peu imbibé.
Enfin il se serait appuyé contre elle si …
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Akio Sôma le Dim 21 Déc 2008, 3:30 am

Finalement, y’avait rien de tel qu’un verre à quarante degré pour faire passer une déprime carabinée. Parce que si l’alcool règle pas les problèmes, la flotte non plus, et ça aide franchement. Un peu comme l’histoire de l’argent et du bonheur sur ce coup là, l’argent aidant aussi à faire passer une déprime puisqu’il servait à payer l’alcool. Un pincement de bonheur traversa Akio quand son cousin accepta d’avaler son verre comme un grand, parce que d’une il avait pas la force de lui faire avaler de force ( même s’il l’aurait fait ) et de deux c’est pas marrant de boire de tout seul. Il eut même la délicatesse de ne pas rire quand Yukimura fit une grimace à effrayer un gardien de prison suite au passage du liquide dans son œsophage, et se contenta de recommander « la même chose s’il vous plaît ». Le deuxième verre passa tout aussi vite dans leur gosier, et le troisième prit le même chemin, Akio commençant à sourire béatement, toute trace d’animosité disparue, la main continuellement en l’air histoire d’attirer l’attention du serveur. Le portefeuille vint prendre place sur la table, ledit serveur demandant à chaque fois à être payé avant que les deux maudits soit ou trop cuits pour payer ou à sec, et le macaque se demanda s’il pouvait taxer une autre clope à son ami ( oui maintenant c’était un ami, l’alcool favorise les rapports sociaux c’est un fait commun ) sans susciter de grognements.

Il tenait pas mal l’alcool le Akio, légèrement entraîné par ses soirées à écumer les bars à la recherche de spécimens intéressants, et à la fin du troisième verre, hormis ce sourire niais qui voulait plus le lâcher, il ne sentait à vrai dire rien du tout. Il faudrait que la bouteille y passe pour qu’il commence à se sentir bien, d’ailleurs il allait tout de suite la demander à l’hurluberlu en tablier comme ça ce serait fait. Sauf qu’avant qu’il n'ait pu passer sa commande, le canasson avait décidé de se lever, pas très stable de toute évidence, la bouche pâteuse et le regard un poil bovin. Akio eut la décence de ne pas être de nouveau choqué par la sainteté de son canasson ( ça aide, je vous dit, ça aide ), et commença à tendre le bras pour le faire s’asseoir. Non parce que c’est pas tout ça, mais il avait parlé de se bourrer la gueule et non pas de se faire un petit apéro, et tant pis pour l’état de Yukimura quand ils en auraient fini.
Sauf que le poney il était vraiment plus très net, et il commença à faire n’importe quoi. Déjà en le traitant de sale macaque, ce qui n’était vraiment pas gentil du tout vous y conviendrez, ensuite en allant s’appuyer sur la…

« AAAAAAH TOI TU REVIENS ICI TOUT DE SUITE ! »

Akio bondit tel un Calintz enragé ( si vous ne connaissez pas les classiques, c’est pas de ma faute ) sur son cousin, enroulant un bras autour de sa taille, le plaquant contre lui et repoussant la fille d’un coup de pied dans sa chaise. Tenant toujours Yukimura contre lui, le regard affolé à l’idée qu’il se transforme en poney en plein bar, il le traîna jusqu’au fond de la salle, le projeta contre le mur et partit comme une flèche s’enquérir d’une bouteille-pleine-histoire-de-faire-passer-tout-ça. Il revint tout aussi vite, s’agenouilla près du cousin ( qui s’était écroulé bien sûr ) et porta la bouteille à sa bouche pour en avaler un bon quart. Il grimaça mauvaisement, posa l’alcool par terre et attrapa Yuki par les épaules avant de le secouer comme un prunier pas mûr.

« Mais t’es malade ma parole ?! Tu veux nous tuer ou quoi ? Et me dit pas que t’es bourré, t’as encore rien bu ! »

Akio se tourna vers les clients qui les regardaient d’un air un peu inquiet, s’imaginant sûrement que les deux hommes étaient de sales vandales venus les dépouiller après les avoir violé, hommes y compris, et leur adressa un petit signe de la main qui voulait dire « vous inquiétez pas, je gère la situation, il a juste fait un malaise ». Il essaya de sourire, histoire d’avoir l’air moins méchant et paniqué, ne réussit qu’à grimacer et tenta de se justifier avant de s’effondrer à côté du canasson.

« Il a pas l’habitude de boire, il a pas… »
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Yukimura Sôma le Dim 21 Déc 2008, 3:47 am

Malheureusement pour le maudit du cheval, les choses se passèrent trop vite pour qu’il les voit vraiment venir, et il n’eut comme réaction en se sentant plaqué contre Akio qu’un grondement peu expressif, une main appuyée sur sa hanche. Ensuite, la salle défila devant ses yeux mode tableau impressionniste (mais si vous savez, avec l’impression de flou là), et il profita d’être confortablement calé entre le sol et le mur pour s’effondrer par terre avec un manque de grâce certain, et en se servant de son sac comme d’un oreiller. Donnez-lui trois verres d’alcool, et il estime que sa vie est magnifique, même à moitié allongé dans un café qu’il ne connaît pas très bien. Comme quoi finalement il est pas si difficile à contenter que ça, le petit poney.
A peine le temps de s’apercevoir qu’Akio l’a lâché, et le voici revenu avec en prime, une bouteille très attirante en main. Le cheval tenta alors de lui piquer la dose d’alcool, avec des mains pleines de doigts auto-agrippants tendus vers l’objet de sa convoitise (ça c’est la bouteille) ou plutôt dans la direction qu’il pensait être celle de la bouteille. En gros, extérieurement, Yukimura tend les bras à son cousin avec une expression au moins aussi concentrée que quand il s’attaque à sa thermodynamique. C’est là qu’Akio décida fort mal à propos qu’il était de bon ton d’engueuler le poney pour sa prise de risques inconsidérée, faisant râler le jeune homme, toujours avec son ton pâteux.

« Oh t’es trop stressé, tu devrais te détendre un peu. » (Dit-il.)

Il se redressa non sans difficulté, appuyé sur un bras, pour se laisser retomber la tête posée sur les cuisses du macaque, apparemment très satisfait de sa position. Et quand son bras vint s’enrouler autour de ladite cuisse (des fois qu’elle s’envole, tout à fait), il parut encore plus content de sa place. L’alcool ça fait péter les inhibitions, même si en l’occurrence, on pouvait parfaitement déclarer que le maudit du cheval ne se rendait plus vraiment compte de ce qu’il était en train de faire.
Disons que c’était que quand il avait quelques verres d’alcool dans le nez (vraiment pas besoin d’aller jusqu’à la bouteille pour sa part) qu’il se rendait compte qu’il était quelqu’un qui adorait les contacts humains. Donc free hugs pour tout le monde, et mêmes ceux à qui il faut pas (la gente féminine, désolé mesdames), et ceux qui en veulent pas (ça leur fera les pieds de pas en vouloir).
Toujours est-il qu’il garda la position quelques minutes, avant de se redresser un peu, glissant par moments dans des gestes maladroits qui traduisaient suffisamment l’effet dévastateur de quelques malheureux degrés sur sa personne :

« Tu veux pas qu’on rentre ? … Nan parce qu’il est pas sympa ce café, il s’amuse à tourner autour de moi. »

Et il est persuadé que sa maison sera plus gentille avec lui. Oui, ou pas. Et il se laissa retomber sur son cousin, cette fois-ci confortablement calé sur son ventre, en le regardant par-dessous ses cils pour essayer de deviner ce qu’il allait dire.
Inutile de préciser que le peuple présent dans le gentillet et tranquille café commençait à vraiment les regarder d’un sale œil, surtout le patron.


Dernière édition par Yukimura Sôma le Dim 21 Déc 2008, 6:18 pm, édité 1 fois
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Akio Sôma le Dim 21 Déc 2008, 4:45 am

« Nan, tu touches pas à ça ! C’est fini l’alcool pour toi, j’ai bien été inspiré en me collant un poney moi ! »

Non, il était pas énervé du tout Akio là, c’était vraiment qu’une illusion. Se retrouver avec un cheval de vingt et un ans sur les bras, à moitié torché alors qu’on est soi-même « joyeux » et que sur le marché ce cheval est maudit et ne trouve rien d’autre à faire que d’aller tripoter les filles, il existait sûrement rien d’aussi éclatant dans ce bas monde. Aussi le maudit du singe envoya valser la bouteille après en avoir avalé une autre gorgée ( enfin pas qu’une en réalité ), et ferma un instant les yeux, persuadé d’avoir vu tanguer le mur du fond. Oui bah les yeux fermés c’était encore pire, ça tournait vraiment, un peu comme dans une cale de navire, l’odeur du rhum en moins, celle du whisky en plus, et Akio comprenait pas trop ce qui lui arrivait tout d’un coup. L’explication était simple, l’alcool associé au coup de sang, ça avait des effets indésirables assez conséquents sur la santé dont les vertiges. Il tenta de se contenir, crispant les paupières et priant pour que son cousin n’ait pas à nouveau l’idée d’aller jouer au poulpe avec une cliente, jusqu’au moment où celui-ci décida d’accaparer les cuisses du macaque. Akio fit un bond en l’air, qui l’aurait sûrement envoyé cogner contre le plafond si le poids de Yukimura ne le plaquait pas au sol, et il ouvrit grand les yeux pour les river sur le canasson qui le prenait pour un nounours. Et dire qu’il lui avait fait une crise pour une pauvre main posée par accident sur sa cuisse, le voilà qui s’enroulait autour des siennes, passant les mains où il pouvait, et on ne détaillera pas plus, le tout pour se caler confortablement. Akio se figea, n’osant pas bouger de peur que Yukimura lui explose à la figure ( on sait jamais avec ces bêtes là ), lançant des regards éperdus aux clients qui les dévisageaient encore, hurlant silencieusement des « Au secours » que de toute évidence personne n’entendait.

Son cousin sembla finalement trouver que les cuisses d’Akio étaient trop dures et il se hissa de quelques centimètres pour poser sa tête au creux du ventre du macaque, lui coupant la respiration et lui faisant ouvrir grand la bouche. Oui, cette fois ci c’était lui qui faisait sa pucelle effarouchée, mais retrouvez vous avec un prince des glaces métamorphosé en sangsue en vous lui en direz des nouvelles.

« Tu veux rentrer ? Ca me semble une bonne idée tiens. »

Sauf qu’ils avaient beau dire ça, ils ne bougeaient ni l’un ni l’autre, Yuki parce qu’il était trop beurré, Akio parce qu’il savait pas comment faire pour virer délicatement l’animal de son estomac. Lorsque le patron sortit de derrière son comptoir, son tablier à la main et une mine franchement pas agréable sur le visage, le macaque se dit qu’il était quand même franchement temps de mettre les voiles. Se raclant la gorge, il prit une profonde inspiration et passa d’une manière très peu habile sa main dans les cheveux de Yukimura.

« Allez viens mon poney, on y va, c’est l’heure d’aller au lit. »

S’ensuivit deux trois minutes de tripotage intempestif ou plutôt de lutte acharnée pendant laquelle Akio se démena pour relever le maudit du cheval et le remettre sur ses pieds. Le cadet attrapa leurs deux sacs, les jeta sur son épaule, jugeant son compagnon inapte à porter quoi que ce soit d’autre que sa carcasse, et il lui attrapa la main histoire de le garder près de lui. Les quelques mètres jusqu’à la porte furent difficiles, Akio louvoyant entre les tables et entraînant Yukimura derrière lui, le tout sous les regards assassins du patron, des serveurs, des clients et des bouteilles d’alcool encore pleines. Lorsque la porte du café fut claquée, que le vent froid eut regagné ses droits sur leurs corps ébouillantés, le macaque se mit en charge de rhabiller le poney, histoire qu’il ne crève pas d’une pneumonie, ce serait drôlement con après tout ce qu’il avait fait pour lui. Veste, écharpe, le tout bien serré contre lui pour pas qu’il s’écroule et Akio lui reprit la main pour jeter un regard à la rue.

« J’ai pas mes clés et j’sais pas où t’habites. Là, on est bien barrés. »
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Yukimura Sôma le Dim 21 Déc 2008, 3:30 pm

Yukimura acquiesça vaguement, la pièce continuant de tourner autour de lui sans aucune pitié, répétant à mi-voix « oui je veux rentrer ». Inutile de préciser qu’il ne vit absolument pas le patron sortir de derrière son comptoir avec la ferme intention de leur demander s’ils étaient vraiment obligés de rester par terre allongés l’un sur l’autre. Ce à quoi le poney n’avait aucune espèce de réponse, il avait juste envie que quelqu’un soit là pour le soutenir dans l’épreuve de l’alcool et Akio paraissait tout à fait désigné pour ça (même s’il en était pas très content, c’était son idée après tout, il avait qu’à assumer). Il grogna faiblement en sentant la main d’Akio dans ses cheveux, et se laissa relever sans protester, même si le café tournait autour de lui en sprintant, et qu’il avait un peu de mal à tenir droit tout seul.
Il se retrouva dehors sans trop savoir comment, légèrement dégrisé par l’air hyper froid qui le frappa en plein visage, et laissa Akio resserrer son écharpe et refermer sa veste, appuyé contre lui pour tenir droit (légèrement dégrisé j’ai dit). Il serra un peu ses doigts fins sur la main du macaque, regardant autour de lui d’un air quelque peu vaseux, écoutant d’une oreille distraite ce que disait Akio.

« Ah t’as pas tes clés … »

Il fronça des sourcils, posant son regard sur son cousin.

« Mais moi, je sais où c’est chez moi. Suffit juste que ça arrête de TOURNER ! »

Il espérait sûrement qu’en criant, le décor allait l’écouter, et constata que ce n’était pas le cas. Toujours est-il qu’il reconnut une rue, et tira Akio dans cette direction, se foutant pas mal du regard des gens fixé sur leurs mains. Oui un Yukimura bourré c’est magnifique, ça fait plus attention à rien alors qu’à l’accoutumée c’est un putain de psychorigide de l’apparence. Bref, le poney entame son périple dans les rues de la ville en remorquant Akio qui lui servait occasionnellement de canne.
Ils entrèrent dans des impasses bien deux ou trois fois, quand Yukimura paumait son chemin (et à ces moments-là, il lui fallait le temps de récupérer de sa déception, lourdement appuyé sur le cousin, avant de repartir vers de nouvelles aventures).
Sauf qu’alors qu’il cherchait le chemin perdu de sa maison (pas de panique, ils étaient dans le coin, seulement les rues étaient paumatoires, surtout quand on voyait un poil flou comme le poney et qu’on avait pas envie d’attendre la mise au point des yeux sur les panneaux annonçant le nom des rues), son téléphone portable sonna. Non pas joyeusement, parce que le poney, fidèle à lui-même, lui avait programmé une espèce de sonnerie affreuse, genre téléphone des années cinquante, vous voyez le tableau. Toujours est-il que Yukimura décrocha, annonçant d’une voix pâteuse dans l’appareil :

« Aaaallô ? Hein ? Ouais c’est moi. Quoi l’anatomie ? Euh … Non j’ai pas mes cours sur moi, pourquoi ? … Attends reste là toi. »

La dernière phrase s’adressait évidemment à Akio, sur lequel il s’appuya de nouveau, un bras passé mode sangsue autour de son cou.

« Nan j’te parlais pas à toi. Comment ça si j’ai bu … P’têt un peu, ça t’regarde pas. A qui je parlais ? Maiiiis … A un poteau. Nan j’suis tout seul. Saoule moi pas ! »

Et il râle dans le téléphone, en espérant convaincre son correspondant qu’il est seul, oui absolument, histoire de préserver son image de prince des glaces.
Non mais oui quand même.
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Akio Sôma le Dim 21 Déc 2008, 4:14 pm

Décidément le baby-sitting c’était pas pour lui, et sur le coup il avait vraiment été bien inspiré de faire boire le poney. C’est vrai que l’idée de départ avait été de le détendre un peu et surtout de faire passer le terrible abattement provoqué par la perte de leurs cours mutuels. Mais jamais au grand jamais, et il le jurerait devant qui voudrait, il n’avait pensé que trois pauvres verres d’alcool auraient fait cet effet à Yukimura. Après tout c’était un médecineux et les scientifiques avaient la réputation de bien se torcher dans les règles de l’art à la fin de chaque semaine de cours et à la fin de chaque nuit de garde. Ce qui quand on faisait le calcul faisait tout simplement beaucoup. Sauf que Yukimura, mal baisé et même non baisé, était aussi un puceau de l’alcool. Oui bon il avait sûrement déjà bu, mais c’était parce qu’on avait versé son jus d’orange dans un verre qui avait déjà servi quinze jours avant à contenir de la vodka. Un truc dans le genre quoi.

Toujours est-il qu’ils se retrouvaient maintenant tous les deux dans la rue, complètement congelés, les mains liées pour éviter que le poney aille se jeter sous une voiture ou se prendre d’amour pour un nourrisson ( voir même une voiture contenant un nourrisson ), et qu’Akio ait son suicide sur la conscience. Par contre, lorsque Yukimura déclara se souvenir d’où il habitait, Akio ne put retenir un immense soupir de soulagement. C’était déjà ça, il pourrait toujours aller coucher le canasson et rentrer à son tour chez lui en priant pour qu’une fenêtre soit ouverte et qu’il puisse grimper par là plutôt que de devoir tuer sa porte à coup de pied.
S’ensuivit alors une course-poursuite dans les rues verglacées, Yukimura traînant Akio par la main, Akio tentant en même temps de contrôler la trajectoire du poney, pour qu’il évite les poteaux / les grands-mères / les chiens / les voitures / les poubelles et tout obstacle qu’il ne pouvait pas sauter ( et il ne pouvait en sauter aucun ) jusqu’au moment où le poney s’arrêta brusquement. Pour répondre au téléphone.

Akio se figea lui aussi, jambes légèrement fléchies pour retenir Yukimura s’il décidait de piquer un sprint droit vers la fontaine du bout de la rue, mais n’en eut pas besoin lorsque le maudit du cheval lui agrippa le cou, passant son bras derrière sa nuque et s’y reposant de tout son poids. Le macaque inspira profondément, tentant de conserver contre lui la masse molle qu’était devenue la médecineux, et il se décida à passer ses propres bras autour de son cousin, comme pour lui faire le gros câlin de l’année. Mesure d’urgence, je suis le tabac, tu es le papier à cigarette, que voulez-vous.

« Hé, jsuis pas un poteau ! Et tu t’es déjà saoulé alors TU ME RACCROCHES CA TOUT DE SUITE ET TU RETROUVES LE CHEMIN DE TA STUPIDE MAISON ! »

La patience a des limites et celles d’Akio avaient déjà été explosées depuis un sacré moment, alors pas le temps pour prendre des pincettes, surtout quand il se retrouvait avec son cousin psychorigide en mode bisounours, le tout en pleine rue. D’ailleurs maintenant qu’il y pensait, c’était pas forcément la meilleure idée de s’énerver et de tenter de faire le mec sérieux. Après tout, puisque l’autre était complètement fait, y’avait de bonnes chances pour qu’il ne souvienne de rien lorsqu’il aurait décuvé, alors pourquoi ne pas en profiter ? Pourquoi ne pas… s’amuser un peu ? Un sourire stupide apparut sur les lèvres d’Akio et il fit tourner son cousin, le plaqua contre le mur de l’immeuble et lui attrapa son portable. Avant de le couper et de le foutre dans sa poche.

« Bon Yukimura, de toute évidence, t’es pas très bien, il faut que j’te fasse les tests neurologiques de base, tu sais ce que c’est, ça fait pas mal, tu me dis juste ce que tu ressens d’accord ? Et quand je serais sûr que tu vas bien, on rentrera chez toi. »

Et le macaque, avec la tête de celui qui prépare un mauvais coup, attrapa le menton de son cousin pour lui tourner le visage et dégager son cou. Son doigt parcourut la mâchoire du poney et il approcha ses lèvres de sa peau pour y souffler doucement. Sauf qu’il se rata et sa bouche vint se coller au cou de Yukimura d’une manière assez peu délicate. Bon d’accord, vu de l’extérieur, on aurait clairement dit qu’il l’embrassait, mais dieu merci pour eux deux, la ruelle était vide et nul ne semblait décidé à y passer tout de suite.

« Alors ? »

Et à sa décharge, Akio avait aussi un peu bu, il faut le dire.
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Yukimura Sôma le Dim 21 Déc 2008, 6:18 pm

Le cheval claqua de la langue, agacé, et donna un petit coup sur l’épaule de son cousin, sourcils froncés, le téléphone toujours collé à l’oreille :

« Ah mais Akio tais-toi, j’entends plus ce qu’il dit ! Non mais laisse-moi, j’veux pas aller contre le mur et … Qu’est-ce que tu fais ?! »

Manifestement, l’affreux macaque venait de lui kidnapper son téléphone, et Yukimura se retrouvait dépossédé de son bien, et la conversation coupée en plein vol, avec un mec qui se demandait bien ce que foutait l’habituellement ultra-frigide et pire que sérieux Sôma. Mais ça, Yuki n’y pensait pas pour le moment, préférant assurer son appui sur le mur, qu’il trouvait au final très bien tombé, parce que c’était foutrement dur de tenir tout seul sur ses grandes jambes en pareille occasion. Il balaya le paysage désert du regard, reniflant avec un air condescendant (ou plutôt, la meilleure imitation d’air condescendant qu’il pouvait servir dans son état actuel) :

« Ouais. Je connais pas cette rue, mais j’suis sûr que sa voisine j’connais. Non, on est pas perdus t’inquiète pas. »

Puis il fronça des sourcils en entendant son cousin, prenant une expression renfrognée soudainement :

« Mais non je vais bien, je vais même très bien ! Y’a pas besoin de ce genre de trucs allons ! »

Et pour une fois, il ne s’agissait pas d’une auto-persuasion assez lamentable, parce que Yukimura, ô miracle, se sentait vraiment bien. La tête juste assez gazeuse pour que ce soit agréable, il se sentait un peu planant et ne pensait plus à tout un tas de trucs déprimants. Pour tout dire, il n’arrivait même pas à s’effaroucher de la situation (en fait c’était pas vraiment certain qu’il s’en soit rendu compte). Il gronda quand il sentit les doigts d’Akio sur sa mâchoire, mais le laissa lui tourner la tête sans vraiment trop se demander ce qu’il comptait faire au juste à son cou, tout comme d’ailleurs il le laissa virer l’écharpe en grommelant juste un « j’ai froid » à moitié concerné.
Il tressaillit légèrement en sentant les lèvres d’Akio atterrir dans son cou, mais les hurlements haut perchés et gênés qu’on aurait pu attendre ne vinrent pas. Il y eut juste ses mains qui se crispèrent un peu sur les épaules de son cousin, et une certaine rougeur persistance au niveau des pommettes (qu’on pouvait toujours attribuer à l’alcool). Yukimura gardait le regard détourné, et la tête tournée sur le côté, et souffla, apparemment pas encore suffisamment frais pour parler à voix haute :

« C’est bon j’ai senti. »

Même ça, ça n’arrivait pas à le sortir de son petit état euphorique alcoolisé, qu’il n’avait entre parenthèses aucune envie de quitter. Pas même si Akio commençait à faire des trucs réellement bizarres qui le dérangeait un peu … pas mal … sur les bords, disons, mais quand même pas désagréables.
Même si c’était franchement louche.
En tous cas, valait mieux espérer pour eux que personne n’allait passer dans cette rue à ce moment-là, parce qu’il y avait de quoi se faire une demi-tonne d’idées. Les mains de Yukimura posées sur les épaules de son cousin pouvaient tout aussi bien servir à le rejeter qu’à le garder contre lui, et impossible à savoir vu qu’il n’y imprimait aucune force.
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

Message  Akio Sôma le Dim 21 Déc 2008, 7:13 pm

L’espace d’un instant, il avait vraiment cru qu’il allait en prendre une et qu’en plus de ça il l’avait méritée. Le coup du « je t’embrasse dans le cou alors qu’il y a deux heures tu m’envoyais bouler » c’était un peu léger voir carrément déplacé, même avec un Yukimura torché. Aussi, Akio avait bandé ses muscles ( non, je vous vois venir, ce n’est pas un muscle ) et s’était préparé à intercepter la main du canasson qui fuserait vers son visage. Sauf que… rien. Rien du tout, uniquement un léger tressaillement et des mains qui se crispaient sur ses épaules, pouvant être même interprétées comme un geste d’assentiment et de plaisir. Akio ne voulut pas aller jusque là, bloquant les images mentales qui l’assaillaient et faisaient écarquiller grand ses yeux ce qui, quand il fait froid, est assez désagréable, et il éloigna ses lèvres de son cousin.

« T’as… hum… senti. En fait, c’est normal que tu ais senti, je me suis un peu… loupé. J’suis un peu plus habile que ça d’habitude. »

Sur le coup, il était un peu gêné le Akio. Parce qu’à la base, il avait pas l’intention de se louper, c’était purement médical, mais quitte à que ce soit pris comme une tentative de drague, autant que ce soit bien fait et non pas comme un bourré mal baisé ( pardon Yuki ). Ceci étant, le poney était sûrement pas en état de voir que c’était mal fait et puis il avait pas non plus l’expérience pour. Cela n’empêche que ça foutait un peu mal à l’aise le macaque et qu’il baissa le regard pour le river sur ses pieds. Passant une main dans ses cheveux humidifiés par l’air froid, il se dégagea légèrement de l’étreinte de Yukimura, faisant quand même gaffe à ne pas le laisser s’écrouler mais gardant une certaine distance tout de même. Il vira les deux mains de son cousin de ses épaules, en garda une dans la sienne, liant leurs doigts d’une manière sans équivoque ( oui là c’était carrément louche, pas de passants, pas de passants ! ) et il le décolla du mur.

« Bon, on va rentrer chez toi ça me semble mieux, ça nous évitera de faire des conneries. Ou pas d’ailleurs. T’es capable de continuer à marcher ou tu préfères que je te porte ? »

Sans même attendre, persuadé que Yukimura aurait trop de fierté pour déclarer avoir besoin d’être porté, il prit la tête de leur duo, tirant tant bien que mal son cousin. Ca aussi c’était un fait à prendre en compte d’ailleurs. Ils étaient cousins, ce qui voulait dire qu’ils étaient de la même famille, même si c’était loin dans la généalogie, et Akio n’était pas sûr qu’un contact entre deux maudits soit bien pris par les doyens et l’éthique. Ils pouvaient toujours dire qu’ils étaient deux hommes, qu’ils étaient des rigides tous les deux et que le poney était bourré mais Akio n’était pas certain que cela suffise à faire taire les rumeurs si on les apercevait. En même temps, le macaque avait un peu l’esprit embrouillé, et il trouvait son cousin pas dégueulasse du tout, plutôt bien regardable même et il avait pas grand-chose à faire des commérages. Non pas qu’il ait les hormones en feu et qu’il ait envie de sauter sur Yukimura, mais il en avait marre de réfléchir. Et si le poney avait envie de tripoter le macaque comme il le faisait depuis qu’il avait un coup dans le nez, eh bah soit, Akio trouvait pas ça désagréable du tout et il avait même envie de lui rendre la pareille. Alors ils allaient rentrer au chaud et voir comment ils pourraient cuver tranquillement. Et s'ils pouvaient trouver une autre bouteille chez le médecineux, ils se finiraient chez lui et tout irait bien. Ca c’était un bon plan.

« Dis-moi, y’a quelqu’un chez toi ? »

Hj / Sans oublier, un peu de culture musicale... avant de se mettre en selle ! / Hj
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Akio Sôma
Maudit par le singe - S.O.S Ouistiti, retirez les pics c'est la tactique... ~
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Re: Anne Lacaton (2 août 1955) est une architecte française.

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